La victime qui avait toujours tort

Type de récit ou nouvelle : 

   Jacques est un jeune homme respectueux, mais il n’est pas très sage.
Il ne comprend pas pourquoi c’est toujours lui qui a tort, alors qu’il est le plus gentil. Comme un ustensile, il utilise son corps pour venir en aide aux autres.

   La nuit finit son travail avec son amie la lune. Jacques les remplace. Sur son vélo, il suit la ligne droite ; courbe ; et brisée pour être à l’heure. Le cycle roule. Il pense. Son cerveau imite les roues de sa bicyclette, des idées tourbillonnent…

   Sur le chemin, il rencontre un trio de jeunes de son âge.

   « Peux-tu nous donner un coup de main, s’il te plait ?

   — Oui, bien sur. »

   Jacques étale son vélo et aide les trois hommes. Mais comme ils sont trois, y en a un qui forcément fait la somme de la bêtise des deux autres. Et au lieu de le remercier, il se moque de lui.
   « Eh, il faut aussi donner un coup de main à ton pantalon, hein !

   —  Au lieu de me remercier…! rétorque Jacques.

   — Et là, qu'est-ce que je fais à ton avis? couds plutôt ce pantalon, au lieu de laisser tes parties intimes comme ça... même si tu ne les aimes pas ! ! !

   — Tu me manques de respect ?

   — Tu te manques de respect à toi même avec ton pantalon troué. Et tu prétends que c’est moi qui te manque de respect ?

   — Va chier ! vocifère Jacques.

   — C’est plutôt toi qui es prêt à le faire avec ton linge séparé en deux à la base des fesses.

   — Mais tu me… »

Jacques lui laisse une marque de sa main sur la joue gauche. Il proteste, mais la bagarre éclate.

   Les deux antagonistes se mettent à se bagarrer. Et les amis du provocateur les séparent. En revanche, Jacques ne veut pas abandonner. Il a beau être gentil à donner un coup de main amical pour dépanner, mais comme ce dernier a cherché un coup de poing...

   Les deux amis du moqueur, malgré l'aide prodiguée par Jacques décident de le soutenir. Ils tabassent Jacques.

   Le temps se déshabille, le crépuscule du matin est parti. Jacques oublie son travail. Il souhaite en finir avec ce problème. Il a fait le bien, mais comme d’habitude cela lui revient en mal.

   Les gens courent après le travail, certains remarquent le croquis de Jacques qui se fait encore tabasser. Lassés de voir le même Jacques dans les mêmes problèmes où il a toujours raison et tort. Chacun dans son esprit l’accusent d’avance.

   Le trio demande pardon, mais Jacques ne veut rien savoir. Ils l'ont cherché, ils l’ont trouvé. Qu’ils finissent ce qu’ils ont commencé !.

   Les passants qui ne connaissent pas Jacques, approchent les bagarreurs. Ils les séparent, mais n’y en a qu’un qui ne souhaite pas que ça se finisse. Jacques fatigue les séparateurs. Un à trois groupuscules de négociateurs passe mais rien à faire. Il ne faut pas énerver Jacques le garçon respectueux.

   La police seule habilitée à arrêter Jacques, vient et embarque les semeurs de trouble.

   À l’audience, Jacques espère cette fois-ci que la juge lui accordera gain de cause. Devant la cinquantaine de litiges dont justice lui échappe des mains. [...]

YÄH

Date de création : 

Samedi 29 octobre 2016 - 23:15
Partagez sur vos réseaux sociaux ou par courriel à vos amis Partagez sur vos réseaux sociaux !
Zircon - This is a contributing Drupal Theme
Design by WeebPal.