Les jours noirs

Type du poème : 

Les jours noirs

 

Mes fils, le jour où j’ai vu venir

Chacun de vous pour éblouir mon avenir

Le soleil a incendié les autres enfants

qui, comme vous, étaient aussi innocents.

Voilà que…

— Voilà quoi ?

— Que…

— Que quoi !

— Ma peau noire a couvert le jour

plus sombre qu’une nuit sans lune

Exempte des astres et des luminaires.

Car…

— Quoi ?

— Car, une existence ensoleillée est pleine de vices,

remplie d’illusion et d’injustice.

Ainsi, vous n’aurez besoin d’aucune lumière

Même pas une panse de luciole

Car, le jour n’a nul effet pour l’aveugle

Voilà que ses yeux  ne l’ont donné tort devant la nature.

 

Soyons aveugle, puisque seul, lui ou elle ne sont et ne portent pas le compresseur du réfrigérateur pour conserver le mal.

Ainsi…

— Et quoi ?

Les jours seront plus doux que les jours de la naissance,

Et que…

— Que quoi !

Ceux qui ont porté les prothèses du mauvais et de la déraison, l’échangent avec l’appareillage de l’espoir et du pardon.

Puisque…

— Quoi ?

— Puisque vivre c’est composer le mot amour

Car, une vie sans amour est un fou cauchemar.

Date de création : 

Mercredi 1 mai 2019 - 8:02

Extrait du livre : 

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